qui suis-je?

qui suis-je?

Bénédicte Pichard
Psychologue, experte TOC et Anxiété

Si tu es sur cette page, je sais à peu près où tu en es.

Tu as eu une pensée. Une seule.

Une image, une phrase, une sensation. Quelque chose qui s’est imposé sans crier gare, et qui t’a fait peur. Pas peur comme on a peur d’une araignée. Peur de qui tu es. Peur de ce que ça veut dire de toi. Peur d’être quelqu’un que tu ne voudrais pas être.

Alors tu as essayé de comprendre. Tu as analysé. Tu t’es repassé la scène. Tu as cherché des preuves que non, ce n’est pas toi. Tu as relu sur internet, parfois pendant des heures. Tu as guetté chez toi le moindre signe que ça revenait. Tu as essayé de bloquer la pensée, de la chasser, de penser à autre chose. Ou tu t’es répété en boucle que tout allait bien.

Et le truc dingue, c’est que plus tu as fait tout ça, plus c’est devenu présent.

Ce que tu oublié c’est que ce ne sont pas les pensées le problème. Tout le monde en a. Le problème, c’est ce que tu fais en réponse à ces pensées. C’est ça qui nourrit ton anxiété ou ton TOC. Et c’est précisément ça qu’on peut apprendre à arrêter.

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    Je refuse !

    Ce que je refuse de te dire
    Je ne suis pas une psy comme les autres. Pas parce que j’aurais une étoile dans le dos, mais parce que j’ai fait des choix nets sur ce que je refuse de raconter aux personnes qui souffrent d’anxiété ou du TOC.

    Je refuse de te dire que ça a un sens caché. Qu’il faut le décoder, comprendre d’où il vient, fouiller dans ton enfance. Ce n’est pas que ton histoire ne compte pas dans ta vie. C’est qu’elle ne soigne pas un TOC. Le contenu de ce qui te traverse n’a aucune importance pour ta guérison. Le mécanisme, lui, en a une — et c’est lui qu’on attaque.

    Je refuse de te dire qu’il faut « vivre avec », « lâcher prise », « faire la paix avec ton TOC ou ton anxiété ». Je vois trop de personnes à qui on a appris à se résigner sous le joli mot d’acceptation. Tu n’as pas à coexister avec ce qui te pourrit la vie. Tu peux faire diminuer ton TOC et ton anxiété, beaucoup, et l’horizon de ce travail c’est la guérison.

    Je refuse de te dire que la solution, c’est de t’exposer brutalement à ce qui te fait peur jusqu’à ce que ça passe. L’exposition seule, sans comprendre ce qui se joue dans ta tête, ça épuise plus que ça ne soigne. Et surtout, ça rate complètement la plupart du carburant de l’anxiété, le TOC mental, le TOC pur « O », le TOC qui se joue entièrement à l’intérieur, sans rituel visible.

  • Ce en quoi je crois

    Ce en quoi je crois

    Voilà ce que je crois, et ce sur quoi tout mon travail repose :

    Ton cerveau t’envoie de fausses alarmes. Toi, tu peux apprendre à ne pas y répondre.

    C’est une distinction qui n’a l’air de rien, et qui change tout.

    Ton cerveau, t’envoie des pensées spontanément (on parle souvent de pensées intrusives). Tu n’as pas choisi ça, et tu ne le contrôles pas. Mais ce que tu fais juste après — ressasser, vérifier mentalement, surveiller si ça revient, te rassurer en boucle, essayer de chasser la pensée — ça, c’est toi qui le fais. Tu ne le ressens pas comme un choix parce que ça va trop vite, parce que c’est devenu automatique, parce que la peur prend toute la place. Mais c’est un choix. Et tout ce qui est un choix peut s’apprendre autrement.

    C’est ce levier-là qui te rend ton autonomie. Pas un mantra, pas une technique de respiration, pas une révélation sur ton enfance. Apprendre à voir l’alarme pour ce qu’elle est — une fausse alarme — et choisir de ne pas embarquer.

    C’est exigeant. Je ne vais pas te mentir là-dessus. Mais c’est faisable. Et c’est faisable par toi.

  • Ce que je fais

    Ce que je fais

    Je suis psychologue, experte sur le TOC.

    J’accompagne depuis des années des personnes qui vivent avec de l’anxiété ou un TOC sous toutes ses formes : anxiété, sociale, TAG, hypocondrie, TOC mental, TOC pur « O », TOC avec rituels visibles, TOC qui plafonne malgré la thérapie, TOC qui revient après des années de calme, TOC découvert sur le tard, laxophobie, cystophobie, agoraphobie, ….

    J’ai vu assez de personnes guérir pour ne pas croire au fatalisme qui dit qu’on « ne s’en sort pas ». Et j’ai vu trop de personnes stagner avec les bonnes intentions de psys peu formés au TOC ou à l’anxiété pour croire que n’importe quelle approche fait l’affaire.

    C’est ce qui m’a amenée à construire mon programme « Ton Plan de Sortie » du TOC

    Ton Plan de Sortie